Eco-Infos
L’impasse du modèle tunisien
http://www.courrierinte...asse-du-modele-tunisien

La bonne gouvernance économique tunisienne louée par les institutions financières n'est qu'un leurre, affirme un site basé en Algérie.

22.01.2011 | Said Mekki | Maghreb émergent

Les récents troubles partis de la ville de Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie, ont révélé au monde l'envers du décor de carte postale souvent associé au pays du jasmin. Il est apparu aux yeux d'un monde plutôt surpris que les indéniables progrès économiques de la Tunisie ne profitaient pas à tous et ne parvenaient pas à réduire le nombre de chômeurs, qui se recrutent de plus en plus dans les rangs des diplômés. Face à l'absence de perspective et à l'arbitraire, le désespoir des jeunes s'exprime de manière atroce. Celui par qui tout a commencé est un jeune chômeur de 26 ans qui s'est immolé par le feu en criant : “Non au chômage ! Non à la misère !”
Le modèle tunisien célébré par le Fonds monétaire international (FMI) et les agences de notation financière aurait-il atteint ses limites ? C'en tout cas ce que pensent beaucoup d'économistes, dont le Pr Lahcen Achy, du Carnegie Middle East Center, qui, dans un article publié le 28 décembre dernier par le Los Angeles Times, considère que la dépendance excessive de l'économie tunisienne à l'égard du marché européen est la raison principale du blocage actuel.

La spécialisation de l'économie tunisienne dans des secteurs à forte intensité de main-d'œuvre peu qualifiée semble avoir fait son temps. De ce point de vue, la Tunisie est concurrencée directement par les pays d'Asie. Elle en souffre d'autant plus que la structure de son marché du travail s'est modifiée. La proportion de demandeurs d'emploi titulaires d'un diplôme universitaire est passée de 20 % de la population active en 2000 à plus de 55 % en 2009 ! Selon Lahcen Achy, “la Tunisie affiche l'un des taux de chômage les plus élevés des Etats arabes : plus de 14 % au niveau national et 30 % pour la tranche d'âge 15-29 ans”. La situation ne devrait pas connaître d'amélioration sensible tant que le taux de croissance, de l'ordre de 3,8 % pour 2010, restera en deçà du seuil des 5 %. La concentration des échanges avec l'Europe place la Tunisie dans une situation de dépendance critique, les retournements de conjoncture et la reprise très molle de la croissance en Europe affectent directement les performances économiques du pays. Cela vaut aussi bien pour le secteur du textile que pour celui du tourisme de gamme intermédiaire, les secteurs d'activités les plus significatifs en termes de revenus externes.

Les solutions ne sont pas nombreuses. Le développement de nouveaux secteurs susceptibles d'employer les cadres de haut niveau bute sur les réticences des entrepreneurs tunisiens – rebutés par l'opacité et le déficit d'Etat de droit – à se risquer dans des créneaux d'investissements plus complexes et donc plus risqués. Les investissements dans des secteurs à forte valeur ajoutée se heurtent à la concurrence féroce d'économies mieux armées et disposant d'une expérience autrement plus affirmée. La réorientation de l'économie tunisienne vers d'autres marchés est une démarche à moyen et long terme dont les résultats ne sont pas garantis, tant les avantages comparatifs de la Tunisie sont battus en brèche par des compétiteurs redoutables, en Asie et au Moyen-Orient.

La crise du modèle tunisien est riche d'enseignements pour les pays de la région. La relative bonne gouvernance économique tunisienne ne suffit pas à installer une dynamique sociale vertueuse. La solution pourrait se trouver dans la stimulation du marché intérieur, mais son étroitesse limite fortement les marges de manœuvre. Une sortie par le haut de cette impasse passerait par une réorientation vers le marché maghrébin et la coordination des stratégies macroéconomiques régionales. Mais cela ne semble pas être à l'ordre du jour dans un Maghreb plus que jamais virtuel.
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Posté le 25/01/2011 à 18:38:58 (id:146238)
Vrais Chiffres du Chômage Novembre 2010
http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/vrais-chiffres-chomage-novembre-86398

par patdu49

7,5 MILLIONS environ de demandeurs d'emploi et travailleurs pauvres et précaires, intermittents

314 600 RADIATIONS en Novembre, juste pour défaut actualisation - 3,1% (+ 2,1% sur 1 an), radiation administrative + 0 % (+ 20,1% sur 1 an), et mystérieuse rubrique "autre cas" + 1,4 %, ces 3 motifs de sorties représentent à eux seuls 66,10% du total des sorties des listes des demandeurs d'emploi, ce mois ci.

Quant aux sorties des listes pour "reprise d'emploi déclaré", elles sont en baisses de 6,1% ! (moins 11,1% sur 1 an).

Les radiations pour maladie (+ 9% sur 1 an), les entrées en AER allocation équivalent retraite, dispensés de recherches d'emploi en stagnation 0% (- 30% sur 1 an, il n'y aura quasi pu de dispense de recherche dans les années à venir pour les séniors proches de la retraite).

Décryptage donc des vrais chiffres connus (Novembre 2010) des demandeurs d'emploi, ceux dont les médias classiques ne parlent quasi JAMAIS.

Ils occultent les catégories D et E systématiquement, les DOM TOM systématiquement, et encore pire, une énorme partie des radiés mensuels (des centaines de milliers tout les mois, radiés, pour autre motif que reprise d'emploi ), et ils ne parlent évidemment JAMAIS des centaines de milliers de demandeurs d'emploi qui ne dépendent carrément pas du tout de pôle emploi pour diverses raisons.

Novembre 2010, les chiffres sont toujours catastrophiques.
Les chiffres des travailleurs précaires et pauvres toujours énormes, en même temps que celui du chômage de longue durée qui ne cesse d'augmenter.

A noter qu'environ 40% des demandeurs d'emploi inscrits, ne sont aucunement indemnisés, ni par les Assedics, ni par la solidarité nationale (RSA ou ASS), encore pire si l'on compte donc, les non inscrits à Pôle emploi qui ne sont pas indemnisés non plus, pour une énorme partie d'entre eux.

Plus de 7,5 millions de demandeurs d'emploi et travailleurs précaires par intermittences, soit 25% à 30% de la population active, on est très très très loin des annonces mensongères de 9,5% de chômeurs (seule catégorie A, inscrits chez pôle-emploi qui servent à la propagande)

Cela ne veut pas dire que 70 à 75% de la population active travaillent car des étudiants, des femmes au foyer etc ne sont pas en recherche d'emploi, parmi la population dite "active" (16 à 67 ans)

Mon analyse :
VRAIS chiffres du chômage NOVEMBRE 2010 :

PLUS 21 300 chômeurs disent les médias catégorie A , ou PLUS 33 600 catégorie A, B et C ?

Réalité : résultat net, catégories A, B, C, D et E plus 17 300 demandeurs d'emplois inscrits à Pôle Emploi entre Octobre et Novembre :

catégorie A + 0,8 %
catégorie B + 0,1 %
catégorie C + 1,5 %
catégorie D - 2,2 %
catégorie E - 2,6 %

catégorie A : 2 698 100 (+ 2 % sur 1 an)
catégorie B et C : 1 321 000 ( + 3,6 % B, + 17,7 % C sur 1 an)
catégorie D et E : 599 500 (+ 8,2% D, et + 27,4% E sur 1 an)

catégorie A, B, C, D et E Octobre 2010 : 4 599 900 (hors dom-tom)

catégorie A, B, C, D et E Novembre 2010 : 4 618 600 (hors dom-tom) + 6,6% sur 1 an

TOTAL : + 18 700 demandeurs d'emploi, par rapport à Octobre (ou il y avait eu fausse baisse, grace aux magouilles et à l'explosion des radiations pour defaut actualisation) comme je le dénonçais alors http://www.agoravox.fr/...s-chomage-octobre-85058

MAIS ATTENTION ! LE POT AUX ROSES est toujours là (les chiffres JAMAIS JAMAIS JAMAIS mis en avant) :

sorties des listes de pôle emploi pour autres cas que ces 3 cas là :

* reprise d'emploi déclaré (91 800) - 6,1 % seules vraies sorties sont encore en baisse .. et encore pour quels emplois ?!
* ou entrée en stage (31 900) 0% de difference par rapport au mois passé
* ou arrêts maladie, retraite, maternité (38 100) - 1 %

donc les Radiés qui échappent complètement au 5 catégories, à toutes les statistiques que l'on peut entendre dans les médias "conventionnels" :

* disparitions des listes pour cessation d'inscription suite à défaut d'actualisation : 210 400 personnes pour ce mois de Novembre 2010 ( - 3,1 %) VOILA LA COMBINE ... ce chiffre, il represente 44,2% des sorties des listes.
* disparitions des listes pour radiation administrative ( les punis ) 45 800 personnes pour ce mois de Novembre ( 0 % de difference par rapport Octobre)
* sorties des listes inexpliquées, classées dans mystérieuse rubrique "autres cas" 58 400 personnes ( + 1,4 %)

soit 314 600 demandeurs d'emploi sortis artificiellement des 5 listes A B C D et E ... ce mois ci.

Ne sont donc pas comptés dans ces chiffres de 4 618 600 demandeur d'emploi "officieux" :

* Des RSastes qui pour une grosse partie ne sont pas inscrits à pôle emploi , (autre suivi) environ 50% soit 900 000 RSastes
* Des personnes en AAH ou sous pension d'invalidité, qui ne dépendent pas de pôle emploi, + d'un million de personnes
* Les dom-tom (Réunion, Guadeloupe, Martinique et Guyane) , estimation 500 000 personnes minimum (bien + probablement avec les Rmistes et RSTA spécifiques aux dom tom encore pour 2010 et une partie de 2011)
* Des sans droits, car moins de 25 ans, qui ne perçoivent RIEN, incalculable ..
* Des sans droits radiés ou désinscrits, car dépassement du plafond de ressources dans un couple, qui sont donc privés du RSA ou de l'ASS et qui n'ont droit à rien ( exemple votre époux perçoit 600€ d'assedic, vous n'aurez pas droit vous même au RSA, car vous depasserez le plafond de ressources couple ) des centaines de milliers de personnes
* Des retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre ( loyer, energie, assurances, voiture, telephone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable
* Des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires incalculable

Estimation 3 MILLIONS au bas mot à rajouter aux chiffres "officieux", soit + de 7,5 MILLIONS de demandeurs d'emploi et travailleurs pauvres intermittents, ce qui correspond à un taux de demandeurs d'emploi, de 25% à 30% environs de la population active (en age de travailler entre 16 et 67 ans)

Seuls 39% des 55/61 ans sont en encore en activité, et seuls 32% des 16/24 ans sont en activité en France. chiffres d'avant la "crise financière"

Sources rapport de 20 pages : http://www.travail-soli...oi_en_novembre_2010.pdf et non pas simple communiqué de presse de 2 pages, qui entre bien moins dans les détails.

Rendez-vous le 24 Janvier 2011, pour connaitre les chiffres du chômage de Décembre 2010.


-catégorie A : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, sans emploi ;
-catégorie B : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite courte (de 78 heures ou moins au cours du mois) ;
-catégorie C : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite longue (de plus de 78 heures au cours du mois) ;
-catégorie D : demandeurs d'emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (en raison d'un stage, d'une formation, d'un arrêt maladie court, d'un arrêt maternité ...), sans emploi, on y trouve des travailleurs gratuit, ou c'est le patron qui est payé 5€ de l'heure ou +.
-catégorie E : demandeurs d'emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, en emploi (essentiellement bénéficiaires de contrats aidés ou l'employeur peut avoir de 50% jusqu'à 105% du salaire payé par l'état et les collectivités locales) on y trouve très souvant, tri en déchetterie, ménage, repassage, aide à la personne, élimination de gravats, débroussaillage, plonge en restauration collective ou non, mais ça touche aussi parfois des métiers à BAC + 5 dans des domaines divers et variés ( tourisme, commerce, administrations, etc ) !!
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Posté le 28/12/2010 à 12:18:36 (id:146051)
En 2011, la France va devoir emprunter 184 milliards d’euros sur les marchés financiers
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article111882

mercredi 22 décembre 2010 (20h46)

Du fait de la réduction de son déficit budgétaire et des rachats de dette effectués cette année, l'Agence France Trésor (AFT), qui gère la dette de l'Etat, a annoncé mardi qu'elle émettra moins l'an prochain.

Après 188 milliards d'euros de dettes à moyen et long termes en 2010 (nettes des rachats de dette), l'AFT placera 184 milliards d'euros en 2011, soit 2 milliards de moins qu'initialement annoncé le 29 septembre dernier.

Ce programme est inférieur à celui de l'Allemagne, qui a annoncé la semaine dernière un montant d'émissions d'environ 195 milliards d'euros.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20101221trib000585206/la-france-fera-un-peu-moins-appel-au-marche-en-2011-pour-financer-sa-dette.html

En 2011, combien de milliards d'euros vont devoir emprunter les 10 Etats européens les plus importants ?

L'Italie va devoir emprunter 205 milliards d'euros.

L'Allemagne va devoir emprunter 195 milliards d'euros.

La France va devoir emprunter 184 milliards d'euros.

L'Espagne va devoir emprunter 95 milliards d'euros.

Les Pays-Bas vont devoir emprunter 52 milliards d'euros.

La Belgique va devoir emprunter 36 milliards d'euros.

L'Irlande va devoir emprunter 24 milliards d'euros.

Le Portugal va devoir emprunter 17 milliards d'euros.

L'Autriche va devoir emprunter 17 milliards d'euros.

La Finlande va devoir emprunter 15 milliards d'euros.

Total : en 2011, ces dix Etats devront emprunter 840 milliards d'euros.

Et en 2012 ?

« En 2012, le cap symbolique des 1.000 milliards d'euros d'émissions souveraines devrait être franchi en hausse pour la première fois depuis la création de la monnaie unique. D'où la préoccupation des responsables européens de voir ressurgir d'autres fortes crises de financement des Etats dans les années qui viennent. »

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201013260201-des-obligations-a-maturite-plus-longue-pour-eviter-les-goulets-d-etranglement.htm

Nous sommes prévenus.

En 2011 et en 2012, ce sera la guerre des financements.

De : La guerre des financements.
mercredi 22 décembre 2010
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Posté le 23/12/2010 à 11:21:34 (id:146020)
Les très bons comptes de l’immigration (France)
http://www.courrierinte...omptes-de-l-immigration

Les immigrés sont une excellente affaire pour l'Etat français : ils rapportent une grosse douzaine de milliards d'euros par an et paient nos retraites.

02.12.2010 | Juan Pedro Quiñonero | ABC

Les immigrés sont une très bonne affaire pour l'économie française : ils reçoivent de l'Etat 47,9 milliards d'euros, mais ils reversent 60,3 milliards. Autant dire un solde positif de 12,4 milliards d'euros pour les finances publiques, qui ne représente pourtant que la part monétaire de transferts bien plus importants. Dans ce pays de 64,7 millions d'habitants, 6,5 millions de Français comptent au moins un immigré dans leur famille. Les chiffres de l'immigration légale sont très fluctuants. En France, on recense environ 5,3 millions de résidents étrangers avec leurs familles.

Le écrits du Pr Xavier Chojnicki sur immigrationUne équipe de chercheurs de l'université de Lille, sous la direction du Pr Xavier Chojnicki, a réalisé pour le compte du ministère des Affaires sociales une étude sur les coûts de l'immigration pour l'économie nationale. Travaillant sur des chiffres officiels, les chercheurs ont décortiqué tous les grands postes de transfert des immigrés. Il en ressort un solde très positif. Les chercheurs ont remis leur rapport en 2009, au terme de trois ans d'études. Les 47,9 milliards d'euros que coûte l'immigration au budget de l'Etat (2009) sont ventilés comme suit : retraites, 16,3 milliards d'euros ; aides au logement, 2,5 milliards ; RMI, 1,7 milliard ; allocations chômage, 5 milliards ; allocations familiales, 6,7 milliards ; prestations de santé, 11,5 milliards ; éducation, environ 4,2 milliards.

De leur côté, les immigrés reversent au budget de l'Etat, par leur travail, des sommes beaucoup plus importantes : impôt sur le revenu, 3,4 milliards d'euros ; impôt sur le patrimoine, 3,3 milliards ; impôts et taxes à la consommation, 18,4 milliards ; impôts locaux et autres, 2,6 milliards ; contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) et contribution sociale généralisée (CSG), 6,2 milliards ; cotisations sociales, environ 26,4 milliards d'euros.

UNIVERSITE Lille 2 - droit : Politique d'immigration et DIP: l'exemple de la polygamie (document pdf, 1 Mo)A ce solde positif de quelque 12,4 milliards d'euros il faut ajouter d'autres revenus pas toujours monétaires, mais d'une grande importance sociale et économique : les immigrés occupent l'immense majorité des emplois dont les Français ne veulent pas, et 90 % des autoroutes ont été et sont construites et entretenues avec de la main-d'œuvre étrangère. Sans immigrés, les prix à la consommation (produits agricoles et autres) seraient bien plus élevés, la main-d'œuvre étrangère étant bien moins payée.

Lecture : Économie politique des migrations, les écrits de Xavier ChojnickiLa comptabilité réalisée par les chercheurs de l'université de Lille fait ressortir aussi de profonds changements sociaux. Majoritairement jeunes, les immigrés sont de grands consommateurs : comme nous venons de le voir, ils versent environ 18,4 milliards d'euros à l'Etat sur leurs dépenses personnelles, notamment en TVA. Les immigrés ont modifié en profondeur le sport et les arts populaires français : la grande majorité des footballeurs de haut niveau sont issus de l'immigration, et les artistes d'origine immigrée, noirs et maghrébins, peuplent le Top 50 de la chanson populaire.

Parallèlement, de nombreux métiers, en particulier dans les services, ne fonctionnent en France que grâce à l'immigration. Plus de la moitié des médecins hospitaliers dans les banlieues sont étrangers ou d'origine étrangère. Pas moins de 42 % des travailleurs des entreprises de nettoyage sont des immigrés. Plus de 60 % des ateliers de mécanique automobile de Paris et de la région parisienne appartiennent à des mécaniciens et petits entrepreneurs d'origine étrangère.

Dans un domaine aussi crucial que l'avenir du système des retraites, les immigrés jouent un rôle des plus favorables. Le très officiel Comité d'orientation des retraites est parvenu à cette conclusion : “L'entrée de 50 000 nouveaux immigrés par an permettrait de réduire de 0,5 point de PIB le déficit des retraites.”

Xavier Chojnicki commente ces résultats en ces termes : “Il s'agit d'un processus historique lié à la structure de la population immigrée, majoritairement jeune. Comme ils sont peu qualifiés, les immigrés sont très souvent au chômage. Mais ils dépensent aussi beaucoup et sont très entreprenants. Les pensions que nous versons aux retraités sont plus que compensées par la consommation et les cotisations sociales que paient les plus jeunes, parmi lesquels on trouve des gens très dynamiques.”
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Posté le 21/12/2010 à 12:05:11 (id:146013)
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